Le préparateur en pharmacie hospitalière (PPH) occupe une place essentielle dans le circuit du médicament au sein des établissements de santé. Ses compétences et son expertise en font un acteur majeur de la sobriété dans l’utilisation des médicaments et des dispositifs médicaux.
Les activités du PPH s’inscrivent pleinement dans les démarches de responsabilité sociétale des établissements (RSE). La maîtrise du PPH en termes de préparation, de distribution et de gestion des stocks du médicament contribue à l’efficience des organisations hospitalières. Sous la responsabilité du pharmacien de la pharmacie à usage intérieur (PUI) et conformément au Code de la santé publique, le préparateur participe activement à l’élaboration des besoins en dispositifs médicaux. Sensible aux enjeux environnementaux, il porte une attention particulière à la gestion des emballages et à l’adéquation entre les quantités préparées et les besoins réels des services. Cette recherche du « juste besoin » limite le gaspillage, optimise les ressources et favorise une consommation raisonnée.
Les actions en faveur de la déprescription, notamment par le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) et le réseau RésOMéDIT (groupement des 14 Observatoires des médicaments, dispositifs médicaux et innovations thérapeutiques (OMéDIT) de métropole et d’outre-mer) soulignent les enjeux de la juste prescription et de l’usage pertinent des produits de santé.
Le préparateur en pharmacie hospitalière intervient également dans la gestion des stocks et la rotation des produits. Il veille à l’optimisation des approvisionnements, au suivi des dates de péremption, au respect des conditions de stockage ainsi qu’à la disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux.
Comme le souligne Sylvette Garrigou, présidente de l’Association nationale des préparateurs en pharmacie hospitalière (ANPPH) : « La fonction du préparateur en pharmacie hospitalière a considérablement évolué. Rattaché aux PUI, il intervient désormais davantage au sein des services de soins et des blocs opératoires. Il fluidifie les circuits du médicament, améliore la gestion des commandes, des délivrances et des stocks. Sa vigilance permet de limiter le gaspillage, d’assurer le suivi des péremptions et de préserver la stérilité des dispositifs médicaux, même si cette exigence peut parfois être perçue comme un excès de rigueur. »
À la fois gestionnaire, garant des bonnes pratiques et acteur de terrain, le PPH contribue à une organisation rationnelle, économe et durable. Par sa vigilance quotidienne, il participe directement à l’amélioration de la performance globale des établissements.


























